10 exercices à pratiquer pour améliorer notre technique de facepainting (partie 1)


Comme un musicien se doit de faire ses gammes au quotidien, un artiste maquilleur et face&bodypainter se doit de pratiquer son art tout autant.

Le pinceau doit devenir le prolongement de nos mains, les couleurs n'ont plus de secret pour nous et nos tracés deviennent de plus en plus fluides et automatiques.


Je te dévoile dans cette première partie d'article 5 de mes exercices quotidiens.

5 bonnes raisons de prendre les pinceaux un peu chaque jour, même si le temps presse, même si l'envie n'est pas là, même si nous n'avons pas la motivation.

Comme l'appétit vient en mangeant, le plaisir de pratiquer vient... en pratiquant!


Avant toute chose, un point essentiel concernant le matériel. Bien entendu, avoir le bon matériel aide vraiment à produire un travail de qualité, et je t'encourage à retourner lire ces articles si tu as des questions à ce sujet :


Pour cet article, j'ai choisis de travailler avec très peu de matériel. Il ne faut pas que ce soit un frein à notre pratique, et savoir qu'on peut s'entraîner avec une feuille de papier, 3 pinceaux et 1 couleur me semble hyper encourageant.


J'ai donc opté pour :

  • le noir Prime strong black de la marque Fusion à base de cire, idéal pour travailler les tracés

  • le pinceau round 1 de Svetlana Keller

  • le pinceau 1 de Prima Barton

  • le pinceau round 4 de Loew Cornell

  • des fiches bristol A5


1- La base absolue, les teardrops

Un exercice répétitif à souhait qui constitue la base absolue de la plupart de nos designs, les fameux teardrops (nommés "goutte" ou "larme" en français, mais je trouve ça vraiment moins représentatif).


Idéalement, je dirais qu'il faut répéter les teardrops comme on a répété nos lignes d'écriture quand on était enfant. Si tu te rappelles, avant d'arriver à faire un joli A, de l'eau a coulé sous les ponts... pour les teardrops, c'est la même chose.


Trouver le bon pinceau, trouver le juste équilibre entre eau et maquillage, trouver la finesse du tracé et la souplesse du poignet, c'est comme un poème!

Même en travaillant sur une feuille, je ne la bouge jamais, c'est ma main et mon poignet qui bougent, mais pas la feuille.


Sur cette feuille de pratique, je commence de gauche à droite. Tu peux ainsi suivre mon cheminement. Le but est de réaliser des teardrops dans tous les sens, en partant du bas comme du haut, de la droite comme de la gauche, tout droit ou en courbe.


2- Les spirales

Idem pour les spirales. S'amuser avec le mouvement du poignet, réussir à ne plus le faire se bloquer avant la fin de la spirale (ce qui arrive très souvent à mes élèves) et réussir à les enchaîner d'un bout à l'autre d'une grande feuille en les entremêlant.

On peut envisager toutes les combinaisons possibles, les doubler, les répéter avec la même intensité, même les travailler avec notre main opposée!

Tout est bon pour pratiquer.



3- Les contours de papillon

Partir d'un teardrop, faire trembler la main en appuyant le pinceau et relâcher la pression pour terminer le teardrop à nouveau.

Le contour du papillon est pour moi aussi incontournable que le travail des teardrops car c'est un des éléments que je réalise très souvent dans mes compositions de facepainting.

S'amuser avec la forme, trouver ce tremblement de main facilement recopiable de chaque côté, c'est un bel exercice!


4- Les tâches animales

Des tigrures, des zébrures, des tâches de léopard, des points, il est encore question de pression et de relâchement du poignet, et on a besoin de s'entraîner pour que ce mouvement devienne naturel et devienne un automatisme qu'on puisse réaliser sans même y réfléchir.


5 - Les lignes et cercles

Trouver la bonne respiration pour réussir à aller au bout du mouvement sans s'arrêter, sans s'y reprendre à deux fois, sans reposer le pinceau dans ce qu'on a commencé.

C'est typiquement le début du travail de la dentelle, des toiles d'araignée et des mandalas.



Voilà les 5 premiers exercices (eux-même déclinés en plusieurs exercices dans l'exercice!) pour te permettre d'avancer dans ta pratique.


Une seule certitude : le talent est un bon début, mais sans travail, on ne va nulle part.

Ces exercices sont à faire au quotidien, sans négociation, sans mauvaise excuse.

Je t'ai montré qu'il suffit de très peu de matériel et je dirais d'aussi peu de temps... 5 minutes de pratique valent mieux que 0, donc même le jour où tu es taquet, assieds-toi à ton bureau et offre toi ce moment de pratique.


On se retrouve la semaine prochaine pour la suite de cet article avec 5 autres exercices à pratiquer.

En attendant, n'hésites pas à me faire part de tes exercices préférés, et surtout de ceux que tu as intégré dans ta routine artistique, j'adore ces moments de partage !